mercredi 1 mars 2017

Kurzweil K250 et ampoules à LED.

Oui, quel lien peut-il bien y avoir avec un K250

et ceci :

???

J'ai acquis il y a quelques années un K250 à prix modique dans un état, hum, très mauvais. Bon, il a une petite histoire. A l'origine cette machine a été acquise par Jean Felix Lalanne dans les années 80, de ce que m'a dit le guitariste qui me l'a vendu. Je n'ai pas vérifié ;-)

Inutile de préciser qu'un K250 non fonctionnel, peut se comparer à une armoire normande encombrante, 'moche' et... inutile, d’où j'imagine la décision pour l'ancien propriétaire de s'en séparer. Il m'a fallu quelques temps pour le réparer mais j'y suis arrivé (le déroulé du processus de réparation serait un vrai roman), et m'en sert depuis maintenant plus d'un an quotidiennement.

Alors forcément un tel appareil qui ne fonctionne pas durant une longue période et que l'on recommence à connecter quelques heures par jour au secteur, fini par se rappeler aux bons souvenirs d'un réparateur à force bruits et odeurs nauséabondes.

Rien de grave cependant, juste le condensateur de filtrage de la tension secteur qui a explosé. Un composant de l'époque :


Je l'ai remplacé par un modèle MKT plus fiable récupéré sur une alimentation usagée, conservée... parce que ça sert toujours!

Et ce condensateur de filtrage se trouve dans l'alimentation du K250 :


Belle pièce aussi que cette alimentation! Je ne rentrerai pas dans les détails, ce n'est pas l'objet de cet article, mais elle ne contient que des composants de haute qualité (de l'époque) et sa construction est exemplaire tout du moins du point de vue électronique. Cependant elle chauffe et donc elle possède un ventilateur.

Or ce ventilateur est (était) très bruyant. Beaucoup trop bruyant en fait, si bien que durant toute la période de dépannage de la machine je l'avais enlevé et laissé l'alimentation ouverte. Et puis quand le K250 fût réparé, j'ai tout refermé en ne remettant pas en place ce ventilateur. A l'époque en fait, je ne jouais pas vraiment de clavier donc pas de problème de chauffe. Or, la situation a changé. Maintenant ce 'power pod' fonctionne beaucoup plus souvent et surtout sur des périodes pouvant aller jusqu'à trois heures d’affilé (si si). Cela ne 'semblait' pas poser de problème, j'ai donc laissé faire.

Les montées en température étant assez néfastes pour les condensateurs en général, il ne serait pas étonnant que cela ait précipité la destruction du condensateur de filtrage. J'ai joué, j'ai perdu!

Donc, il me fallait 'aussi' remettre un ventilateur. Celui d'origine était en 220V et fonctionnait à plein régime, mode de fonctionnement inacceptable car beaucoup trop bruyant. Le boitier de cette alimentation étant assez petit (c'est relatif), le volume intérieur est faible. Il suffit donc d'une 'légère brise' pour éviter la stagnation de l'air et sa montée en température. En général, j'utilise un ventilateur 12V sur lequel je connecte un potentiomètre me permettant de régler la vitesse de rotation.


Un ventilateur typique.
Le problème est donc de trouver du +12V dans cette alimentation. La seule solution consiste en fait à utiliser le +15V de la partie analogique. C'est ce que j'ai fait et cela fonctionne très bien.

Sauf que cette solution ne me plait pas du tout. Ce type de ventilateur pollue totalement l'alimentation. Donc ce faisant j'introduis des parasites directement sur l'alimentation analogique en direction de la partie 'analogique' du K250, en anéantissant tous les efforts de filtrage effectués en amont par les concepteurs : insupportable, un peu de respect tout de même!

La meilleur solution à mon sens consistait donc à trouver une petite alimentation à découpage capable de transformer la tension secteur en basse tension. Or ces alimentations sont en général assez volumineuses, même s'il en existe de petites mais quand même à minima pour 25W de puissance. Ici il ne me faudrait que 2,5W au maximum.

Et la question : ou trouver une telle 'petite' alimentation?

La réponse est : ici


Bon ça y est, le lien entre le K250 et cette ampoule LED est fait. Il était temps!

Inutile de faire un grand discours, l'alimentation de cette lampe 'récupère' le 230V alternatif du secteur et le transforme en 9V (théorique) continu.

La petite histoire : j'ai récupéré cette ampoule par un collègue l'ayant fait venir 'gratuitement' de Chine pour un prix d'environ 10% de ce que proposent les 'enseignes locales'. Parce que, forcément après quelques heures de fonctionnement : fin de service.

J'ai donc été tenté de vérifier quelle pouvait être la cause de cet arrêt de fonctionnement. L'ensemble des LEDs est en fait constitué de 12 LEDs  rassemblées en deux branches parallèles de 6 en série. Après quelques tests il s'est avéré que sur chacune des branches, une d'entre elles était passée en haute impédance. L'ampoule fonctionnait mais émettait à peu près l'intensité lumineuse d'un bout incandescent de cigarette!

Afin de 'pousser' la logique jusqu'au bout, j'ai court-circuité les deux LEDs défectueuses et ai remonté l'ampoule. Elle a très bien fonctionné une trentaine d'heures. Ce qui est 'inespéré' puisque je faisais fonctionner les LED restantes forcément en dehors des spécifications. J'ai 'joué' volontairement, pour voir...

Et ce que j'ai constaté c'est une élévation très forte de la empérature de cette ampoule en fonctionnement. Très mauvais et pour les LEDs, et surtout pour le condensateur chimique de filtrage de la tension secteur de la petite alimentation à découpage. Je reviendrai la-dessus...

Il ne me restait plus qu'à tester l'alimentation à découpage de cette ampoule, plus pour en connaitre les caractéristiques que pour vérifier son fonctionnement :


L'alimentation est de type 4W telle que l'on peut en trouver sur la 'Bay'  à environ 1€ :



A noter le nom inconnu marqué sur le condensateur chimique, gage très certainement de très basse fiabilité!

Vérification effectuée, l'alimentation de l'ampoule délivre 20V à vide. Il ne me restait plus qu'à y brancher un ventilateur 12V afin de vérifier le bon fonctionnement de l'ensemble :

J'ai revissé l'ampoule sans son alimentation, pour la photo!
La tension aux bornes du ventilateur est tombée à 12V ce qui me semble normal étant donné la puissance que réclame ce ventilateur. Tout fonctionne correctement sans montée en température de l'alimentation. Pour l'instant je ne l'ai pas mise en place dans celle du K250 par manque de temps. Je vais cependant le faire dès que possible et en profiterai pour publier une petit photo de l'ensemble.

Quant à cette ampoule LED, il s'agit d'une magistrale idiotie, telle que nos sociétés basées uniquement sur le profit à très court terme savent le faire. Je ne pense pas seulement au pays producteur de ce produit, mais surtout à ceux qui, dont la 'france' bien évidemment, par des normes partisanes favorisent cet état de fait.
  • Quel coût représente réellement une telle ampoule? Il est exorbitant si l'on considère ce qui suit :
  • Temps moyen de fonctionnement? moins de 100h.
  • Matières premières? Verre et surtout un gros culot en aluminium usiné, plastique non auto-recyclable, le cuivre du transformateur, les matières premières nécessaires pour fabriquer les semi conducteurs.
  • Pollution? Énorme. En énergie tout d'abord pour façonner le verre, et surtout le culot en aluminium et le plastique. L'énergie pour fabriquer les semi-conducteurs. Bien évidemment toute la pollution des transports. Et ne parlons pas de la nature certainement contaminée par tous les résidus de fabrication de l'aluminium et des semi-conducteurs.
  • Et pour la santé de l'utilisateur? N'oublions pas qu'il s'agit d'une alimentation à découpage générant donc des hautes fréquences non filtrée par l'aluminium! Ne parlons pas non plus du condensateur de marque très bas de gamme et qui, aux températures auquel il est exposé, va voir son électrolyte s'évaporer au nez de l'utilisateur en lui chatouillant les narines avec des substances polluantes de toutes sortes.
  • La sécurité? Dois-je l'évoquer? Pas le moindre fusible. Le jour ou le condensateur part en court-circuit, c'est coupure générale ;-) Pourtant cette ampoule a été réceptionnée en 'france' sans le moindre problème!
Le tout pour 3 à 4€, frais de port compris! Ça n'est même pas de la honte, c'est de l'auto destruction, mais... 'pour votre confort et votre sécurité'. Alors bon, ça ne se discute pas!

Alors qu'une bonne vieille ampoule à filament (ou mieux avec les halogènes) de 30W aurait fait l'affaire. La réflexion sur les économies d'énergies devant se faire sur son utilisation à bon escient! Elle pourrait en penser quoi de ça, la 'ségolène royal'?

Quant à moi, au moins je recycle l'alimentation à découpage, enfermée quelle sera dans un boitier en bon vieux métal.
Et finalement, j'ai aussi recyclé ce K250 qui fonctionne et qui sert tous les jours, pour mon plus grand plaisir!

mercredi 22 février 2017

STUDIO 440 Sequential Circuits : non mais, n'importe quoi!

J'ai acquis mon Studio 440 en 2006 il me semble, du côté de Lille. La machine proposée avait du vécu, et un fonctionnement parfois 'erratique'. Mais bon, la démonstration faite, qui avait consisté à charger une séquence et des sonorités depuis un disque dur externe m'avait convaincu.


Présenté comme cela, c'est une bien belle machine. De retour chez moi avec une jolie collection de samples sur disque dur, je me suis bien 'amusé'. Assez rapidement cependant, il m'a fallu ouvrir la bête pour corriger des défauts de fonctionnement. Et me rendre compte à ces différentes occasions que je n'avais pas été le premier à l'ouvrir. J'ai remis en état quelques autres 440 depuis, quelques sujets sur ce blog en relatent les déroulements.

Et puis très récemment, je me suis décidé à tenter l'échantillonnage. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, je n'avais jamais tenté le coup. Très rapidement, lors de la procédure de configuration de l' enregistrement, la machine s'arrête et semble carrément plantée. Je lance donc les auto-diagnostics et me rends compte que le lancement du test de rafraichissement de la RAM d’échantillonnage ne se lance pas. Test lancé après celui d'écriture/lecture dans cette même RAM qui lui, se déroule correctement.

Je fais bref : Je suspect donc un plantage de la carte processeur. Après quelques heures, de recherches intensives, j'en conclue que cela ne vient pas de la carte mère, mais de la carte de la face avant. Je suspecte le système électronique de gestion des switchs d'être en cause. Après moult tests et retrait de certains circuits intégrés pour les remplacer ou tout simplement faire fonctionner la machine sans, je n'arrive toujours pas à trouver la cause du problème.

Et puis, en fin de soirée, lors d'un ultime test, je décide de 'valider' les switchs, on ne sait jamais. Pas de raison particulière étant donné que le lancement des fonctions ne pose jamais pas de problème. L'appui sur les différents switchs me donne bien une valeur différente. SAUF QUE, lorsque je relâche un quelconque switch, le chiffre 44 apparaît systématiquement à l'affichage.


Et qu'est-ce donc que le bouton qui se cache derrière le code 44? Le TAP contrôle. Le bouton qui sert à imposer un BPM à la machine.

Incroyable!!! J'avais déjà eu à l'époque bien des soucis avec la procédure de lecture sur disque SCSI qui plantait alors qu'il fallait appuyer sur ENTER pour la lancer! La réponse est là! Mais alors, pour quelle raison ce bouton génère ces problèmes? Tout simplement parce qu'il est en court-circuit!

Je retire ce bouton du circuit imprimé de la machine, et lui enlève la tête dans le but de vérifier l'état de la mécanique :


E là, c'est édifiant. la barre métallique (borne n°1 du switch) tangente au gros ressort n'est pas clipsée dans l'endroit prévu à cet effet et se retrouve du coup très (trop) proche du gros ressort. Ce gros ressort maintien en hauteur le capuchon du bouton ET la barre métallique horizontale (borne n°2 du switch). Et que ce passe-t-il? Et bien le gros ressort est 'flottant' dans son logement. Lors de l'appui et le relâchement du switch, il 'peut' ainsi se retrouver en contact avec les deux bornes et donc continuer à simuler l'appui du bouton. Le côté aléatoire du sujet ne permettant pas, bien évidemment, un diagnostic fiable de la panne!

je ne sais pas de quelle façon doit fonctionner ce switch, mais ce qui est sur, c'est que si la borne n°1 est bien clipsée, lors de l'appui du capuchon du bouton, le gros ressort s'écrase mais n'entraine pas la borne n°2 avec lui. Il n'y a donc pas contact.

Et on en arrive à la raison pour laquelle la borne n°1 n'était pas clipsée. En fait elle a été déclipsée volontairement pour permettre de la souder un peu en hauteur, de façon à ce que le capot du bouton, fasse quand même entrer les deux bornes en contact. Ça, ça fonctionne. Mais au relâchement, le gros ressort n'étant pratiquement plus du tout en pression, il se 'promène' tranquillement et, 'de temps en temps' vient court-circuiter les deux bornes sans qu'une quelconque action extérieur soit nécessaire : amusant non?
Plutôt que d'avoir essayé à l'époque de remplacer ce switch défectueux pendant qu'il était facile d'en trouver un remplaçant. Mais non, la personne étant intervenue a préféré faire du mauvais bricolage!

J'ai donc ressoudé correctement la borne n°1, à sa place initiale, et suffisamment loin du gros ressort, puis j'ai 'enroulé ce gros ressort sur la borne n°2 de façon à ce qu'il l'entraine avec lui  vers le bas et que le contact s'établisse correctement en fin de course :


Je ne pense pas que cela fonctionnait de la sorte à l'origine, mais bon, ça ira bien. J'ai pu tester le fonctionnement correct de ce switch après remontage. Evidemment j'ai remonté ce bouton dans le sens inverse du départ (parce qu'en plus deux positions sont possibles sur le circuit imprimé), ce qui a donnée ceci au remontage de la carte :



Démontage, déssoudage, ressoudage et remontage de la carte obligatoire : hum!!!!

Enfin la récompense : 


Le deuxième test de la mémoire se lance correctement, sélection du bouton n°0 après avoir lancé le test d'écriture/lecture de la RAM avec le bouton n°2.

CONCLUSION : j'espère vraiment être arrivé au bout des problèmes de cette machine, environ 10 ans après l'avoir acquise!

Cela ne fait que renforcer mon sentiment de matériel tendance 'piece of shit' que celui de Sequential sur cette période. Et... je sais de quoi je parle, je possède un Prophet VS, un Studio 440 et un Prophet 3000. Tous ces produits présentent les mêmes symptômes : études mal réalisées avec des erreurs grossières de conception, design et mise en boîte avec des solutions technique des plus 'merdiques', systèmes bugués comme dans le cas de ce studio 440 (même pas capable de 'pondre' une routine de gestion de touches correcte) ou pas finies comme sur le Prophet 3000. Composants de mauvaise qualité etc etc... et la liste est longue.

Et pourtant quand ça fonctionne, ça fonctionne bien, et c'est vraiment autre chose. C'est sans doute la raison pour laquelle ces machines sont toujours recherchées. Mais attention, je n'hésite pas à dire qu'il faut posséder une bonne dose de compétences et de patience pour les maintenir en état. Et malgré cela, il reste possible de se faire piéger 'comme un bleu' par une 'double erreur' donnant l’impression d'un fonctionnement correct!

J'ai corrigé pas mal de bugs de mon Prophet 3000. Dont notamment le gros circuit fourni par Yamaha pour gérer correctement l'extension mémoire. Sauf que cela ne fonctionne pas parce qu'il y a des erreurs sur les bits d'adresse de cette extension. Heureusement, j'ai fini par avoir les bonnes infos et les corrections à effectuer sur la carte mère du 3000 mais n'ai pas encore tenté de les mettre en application. Le ferais-un jour? Je ne sais pas. Essayer de faire fonctionner un Prophet 3000 serait comme, hum... Ou alors l'exposer dans un musée, comme une espèce de dinosaure nouvellement découverte ;-)

mardi 14 février 2017

PROGRAMMATEUR DE 27C160 27C800 27C400

La naissance de ce petit projet est due au désir d'upgrader le synthétiseur Yamaha EX5 que je possède. En fait il y a déjà quelques mois, je lui ai adjoint une carte SCSI sur laquelle je n'ai pour l'instant rien connecté, j'ai aussi complété la machine par deux barettes EXFLM2 de 8MB pour un total de 16MB de mémoire Flash : 



Ces barrettes de Flash sont disponibles chez Sector101.

Je n'ai pour l'instant pas upgradé la RAM disponible qui est pour l'heure actuelle de 16MB également. Par contre, il me reste éventuellement à mettre en place le dernier firmware de cette machine. Et la, ça n'est pas simple. Les fichiers binaires sont facilement trouvables sur le Net, par contre il reste à programmer les EPROM de type 27C160. Et ces 'bestioles' ressemblent à ça :

Reçues d'eBay ce jour même :-)
C'est du 44 pins. Autant dire que les programmateurs 'standards' ne sont pas en mesure de programmer ce type de composants. Pour ma part, je possède un Genius 540 :


Ce type de programmateur fonctionne 'à peu près bien' mais la communication USB est, disons, non fiable. De fait, dès que ce programmateur est connecté à un PC récent, il devient impossible de lire ou d'écrire une PROM. Donc, au delà du fait que ce G540 est lui aussi incapable de prendre en charge un composant à 42 broches (40 broches max), il ne reste plus que deux solutions. Acheter un matériel capable de programmer ces PROMs ou alors le fabriquer.

Parce que acquérir un programmateur pour du 42 broches et plus coute très cher. Compter dans les 400€ minimum. Forcément, parce que pour 42 pins ou plus, ces programmateurs sont en mesure de programmer des milliers de composants, le prix à payer est donc en conséquence. Surtout si l'on considère que le nombre d'utilisation potentielles d'un tel programmateur est rare, voir très rare. Donc, il ne reste plus qu'à 'tenter' de fabriquer soi-même l'appareil.

C'est ce que j'ai fait. Le but étant qu'il soit quand même simple à utiliser et d'un cout minimum. Mon programmateur possède donc un port USB qui permettra un dialogue minimal avec un PC, ainsi que la réception du fichier à programmer. Je compte utiliser un protocole de communication dit 'connecté', ce qui permettra la réception de trames, le traitement et la vérification de la programmation, avant d'autoriser les trames suivantes du PC.

Cette façon de faire permet l'utilisation d'un microprocesseur minimal, sans beaucoup de RAM interne, et donc un cout de réalisation minimal.

En gros, le montage se compose de:
  • Un port USB pour la communication avec un PC.
  • Un processeur ATmega328pb pour 'l'intelligence' de l'appareil.
  • Des extensions de port de type MCP23S17 pour la génération des adresses/données.
  • Une alimentation élévatrice pour fournir les tensions de programmation nécessaires.
  • Une batterie de diodes et autres transistors pour gérer les différents signaux de commande vers la PROM.

Le programmateur est prévu pour être alimenté directement par le port USB sans recours à une alimentation externe. Après avoir étudié le schéma de base, j'ai réalisé le circuit imprimé à l'aide de Kicad :

Côté composants : des cms pour une taille réduite.
La face 'cachée' du circuit.
Le Silk Screen du programmateur.
Sur ce montage, je n'ai pas prévu de bouton marche/arrêt ou la mise en/hors alimentation du composant à programmer. Il faudra donc débrancher le programmateur pour insérer ou retirer une PROM. Ce type de matériel étant censé servir peu souvent, cela ne pose pas de problème.

A noter que bien que ce programmateur ait été prévu pour programmer des 27C160, il peut de la même façon programmer des 27C800 et des 27C400 puisque ces circuits partagent le même brochage.

Il ne me reste plus qu'à attendre le 'retour' des PCBs réalisés, à monter un programmateur, à développer le programme et à réaliser les divers tests fonctionnels. Evidemment cela va me prendre un peu de temps. Mais je n'ai jamais réalisé ce type de montage, voilà donc ne bonne occasion de s'y frotter. Et puis ce programmateur pourra peut-être servir à d'autres personnes, notamment celles qui développent des circuits en rétro-computing. Je proposerai peut-être ce montage à la vente s'il fonctionne bien.

03/03/2017 : le PCB est arrivé.


Et hop, encore du travail de programmation en perspective!

lundi 30 janvier 2017

The Wichit Sirichote Z80 MICROPROCESSOR KIT.

Building the kit :

12/05/2020 Update : development of a new  fully compatible and easier to use version, based on FPGA, here : https://sillycony.blogspot.com/


I bought recently this kit from the eBay store of Wichit Sirichote (http://www.ebay.fr/sch/kswichit/).

I 'talked' here about the serie of different kind of kit that Wichit currently sells, based of several vintage processors. 
The built kit 'must' look like this : 

From the Wichit blog.

So, after a little delay, I received a nice package from Thailand : 
 

Thanks Wichit.

The kit contains all the necessary parts to build the système, of course :

Parts
PCB
List

I juste have to report that only the R7 resistor were missing, a 680 Ohms. A common value that my personnal stock provided... The PCB is of professionnal quality with some 'funny' weird things like holes (for the LCD display) under ICs : not matter!

To populate the PCB I did't need the construction manual because all is very simple and well identified onto the PCB and the part list (even the direction of the TVS diode), exept the resistor placed between the Z80 and U4 which is a 10K Ohms.

I began to place the little componants and specially those that provide the 5V. A rapid voltage test confirmed the présence of the power on all the ICs footprints.

Done!
I continued with the ICs with/without their sockets. I placed only the RAM/ROM/PLD/AT89 and MAX232 on sockets. The others ICs were directly mounted to the PCB, like the processor. Then, I placed all the others components.

The Z80 provided with the kit was a Toshiba version. I have nothing against Toshiba, but, for a vintage Z80 computer, I prefered to place an original Zilog Z80. The one used has a date code of April 1983 : perfect.

And the very first power test : 


Without the red filter.

Better with the red filter.
Some thermal pictures of the device in operation : 




One other component heats up a little, it's the GAL, but just around 30 °C.

It should be noted that the temperature of the regulator, in this case, is generated by a power supply of 12V and not 9V as recommended. It should be significantly lower with a 9V power supply.

Conclusion : I bought this kit 'to be built '. It took me juste a couple of hours to do that.
I did not encounter any problems and it worked as soon as power was plugged in.
The keyboard is not the 'better possible' with the plastic printed layer in place but still very usable.

Now, I have to do some programs for it and, of course, make usefull extensions with the extension port!

A very good kit for the price, even better if you buy it not builded!




07/04/2017 update : I made some improvements and modifications to get this board easier to play with.


First, I replaced the MAX232 converter IC with a USB to serial bus micro-module converter. The solution is not intended to stay in place but just when the board is in the 'developpement mode'.


To get this solution very fine, and not to have to plug this module and load the programm every time I power up the CPU80 board, I also replaced the static RAM with a non-volatile one. 




Very usefull!

11/29/2017 update : upgrade the kit to the popular uPF1 version with new PAL and EPROM, burned with a Minipro TL866A  (in french).


lundi 23 janvier 2017

Revue Silicon Chip, histoire de voir autre chose....

Serais-je capable d'établir une liste des diverses revues françaises traitant de l'électronique et de l'informatique qui ont fini par disparaître?
Comme cela me vient à l'esprit, et sans ordre quelconque :

- Radio Plans [découverte des micro-contôleurs]
- Haut Parleur [Micro-ordinateur Basic à base de Z8671]
- LED [Les amplis à tube]
- Nouvelle Electronique [Des montages achetables en kit]
- Ordinateur Individuel (Le Sharp PC-1500]
- Micro Systèmes [la découverte du premier source en assembleur Z80]
- Electronique Pratique [Ma première revue d'électronique]

Pour celles que j'ai souvent acheté à l'unité ou par abonnement dans les années 80-90 avec, de mémoire entre crochet, ce qui m'avait marqué à l'époque. Ces revues ont toutes disparues. Normal, c'est la loi de l'offre et de la demande. Sauf que la demande ayant tellement disparu ces derniers temps qu'il ne reste plus beaucoup de revues disponibles sur le sujet.

Des temps 'anciens', reste Elektor qui a su s'adapter à son nouveau lectorat, plus jeune, plus diplômé. J'avoue ne pas m'y retrouver du tout avec cette revue à laquelle j'ai été longtemps Abonné. Mais c'était sous l'ère de Guy Raedersdorf (que je salue au passage).

Hackable Magazine, animé par Denis Bodor qu'il m'arrive de prendre de temps en temps à de rares occasions, les sujets sont un peu toujours les mêmes (avis personnel).

Le N° de janvier 2017
Et puis Electronique et Loisirs magazine, qui propose aussi la possibilité de réaliser les montages en kit que l'on peut retrouver entre autre chez Comelec. La-aussi, je trouve les sujets redondants avec ce que l'on peut trouver par ailleurs sur Internet, surtout les derniers numéros :
 
le N°137 de fin 2016
Par contre, cela fait quelques temps déjà (plus d'un an) que je me procure à l'occasion la revue Australienne Silicon Chip. Je retrouve dans cette revue tout ce que j'appréciais à l'époque, à savoir de la théorie avec des articles de fond, des descriptions de schémas sur des sujets assez variés et la possibilité de réalisation grâce à des ressources matérielles disponibles.

Quelques images valant un grand discours, j'ai commandé, et reçu, l'édition de janvier :

Pochette reçu ce mois de janvier.
La raison pour laquelle j'ai 'craqué' pour ce n° de janvier, est la mise à disposition d'une nouvelle version d'un amplificateur audio précédemment réalisé en CMS. Technologie que je n'apprécie pas du tout en réalisations analogiques de puissance, principalement du fait de l'emploi de chimiques CMS à la durée de vie et au comportement que je trouve carrément désastreux.

Je n'ai jamais (vraiment) réalisé d'amplificateur audio analogique, même si j'ai assez longtemps travaillé dans l'audio-numérique. Alors l'occasion me semblait 'rêvée' pour me lancer, à temps perdu (si tant est que j'en trouve) dans une telle réalisation. Surtout que, comme d'anciennes revue françaises de l'époque (et encore actuellement Elektor et Electronique) les circuits imprimés sont disponibles. J'ai donc reçu le tout dans cette pochette :


Expédié par avion depuis l'Australie (shame on me!).

A noter que, dans l'esprit Retro-Computing, Geoff Graham collabore régulièrement avec cette revue sur les sujets particuliers que sont les 'truc'mites. Ne pas hésiter à visiter son site sur le Micromite, un ordinateur basic complet (voir hyper, super, maxi complet) basé sur UN SEUL processeur rapide de la famille PIC32mx. Je me demande quand il en présentera une version pour PIC32mz!

En attendant, la version Explore100 du Micromite :

Et sur l'autre face, il y a carrément un afficheur graphique couleur tactile de 7 pouces!
 
Dernière remarque, cette revue est bien évidemment en langue anglaise, mais se lit sans difficulté.